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Un groupe d'étudiants français visite le site de Yelemani

Photo de famille avec le groupe de Français
Visite des dortoirs construits avec des matériaux naturels
Visite du forage solaire avec le château d'eau
Démonstration sur les sacs hors sol

L'association Yelemani a reçu le 02 mars 2020, sur son site agricole à Loumbila, un groupe d'étudiants Français, composé de 11 personnes, venu au Burkina Faso dans le cadre d'un projet de danse artistique etde découverte du pays.

Arrivé aux environs de 12h05mn sur le site, le groupe a été accueilli par le personnel de Yelemani. Avant de débuter la visite du site, Yelemani a proposé à ses visiteurs du jour, des rafraichissements pour atténuer un tant soit peu la chaleur qu'il faisait. Finalement, la visite a démarré à 12h30mn, avec une guide de Mme Blandine SANKARA, Coordonnatrice de Yelemani, Mme Jeanne SAWADOGO, productrice à Yelemani et guide en langue locale Moore, et Jonas NANA, superviseur des travaux.

Le groupe a d'abord été conduit au niveau des dortoirs construit par Yelemani, pour des filles et des garçons. Dans ce lieu, Mme SANKARA a donné des explications sur comment les dortoirs ont été construit, sur la structure des bâtiments érigés avec un toit en voute nubienne, les différentes matières utilisées pour l'enduit, etc. Les touristes ont eu l'occasion de rencontrer les bâtisseurs de ces dortoirs, qui ont donné quelques explications sur la composition de l'enduit et des différentes briques utilisées dans la construction.

Ensuite le groupe a visité les planches hors sol, dans les pneus et dans les sacs. Là-bas, il a eu des explications sur la préparation du compost et comment s'y prendre, pour planter les légumes et fruits. Cap a été fait dans le jardin potager, où les étudiants français ont découvert des différentes planches, avec des explications de Mme SANKARA et de Jonas, sur les rôles et l'intérêt ces plantes : la menthe, le basilic, la betterave, le maïs dans l'agro écologie.

Le forage solaire a aussi été visité, avec le château d'eau qui peut contenir jusqu'à 5000 litres d'eau. Mme Jeanne SAWADOGO est intervenu pour expliquer la préparation des produits phytosanitaires avec les ingrédients nécessaires. Le groupe a pu voir aussi ce qu'estla planche hors sol appelée trou de serrure avec des explications de Mme SANKARA. Ils ont également visité la compostière: comment mélanger des éléments (le fumier, la paille, les plumes d'oiseau, les os) pour le calcaire, avec un temps de 60 jours pour la mise au point. Mme SANKARA en a profité pour parler de ses débuts dans l'agro écologie, des obstacles qu'elle a dû franchir pour en être là aujourd'hui. La visite s'est terminée avec le partage de buffer en groupe, avec des mets faits à base des fruits et légumes produit de façon naturelle par Yelemani et trois (03) étudiants ont livré leurs impressions sur cette visite guidée.

Bastien, stagiaire en danse et musique traditionnelles : « On a rencontré Blandine au travers d'un des stagiaires qui nous a invité du coup et on a voulu partager, venir découvrir le principe de l'agro écologie. Ona très bien accueilli cette visite parce que ça nous a permis de découvrir des choses qu'on ne connaissait pas forcement comme les sacs pour l'agriculture verticale, ce sont même des choses dans lesquelles nous pourrions réinvestir en France. La visite ça été aussi enrichissant parce qu'on sentait la passion des gens qui sont ici et qui ont envie de transmettre leurs connaissances. C'est important la souveraineté alimentaire, parce que c'est une étape à laquelle nous avons aussi traversé en France, et je pense que maintenant on ne produit plus, on ne sait plus faire des cultures ou des choses de ce gens, mais petit à petit on est en train de revenir à l'essentiel et c'est le même principe qui est en train d'arriver à Ouagadougou dans les grandes villes où on a plus de possibilité d'acheter. Il faut revenir à la production et se rappeler qu'on est capable d'être autonome, indépendant et surtout le côté écologique. Se dire qu'on est dans un monde globalisé qui va vite et il faut se reposer du coup, prendre le temps de faire pousser sa nourriture et se dire qu'on est capable de le faire tout seul de A à Z. Je pense que l'agro écologie pourrait permettre d'atteindre l'autonomie alimentaire, même s'il y a souvent des évènements météorologiques qui peuvent faire qu'on perte les récoltes. C'est pourquoi il faudrait qu'il ait de plus en plus ces genres de projet pour créer la solidarité entre les fermes agro écologiques ; peut-être que quand on est tout seul dans un coin ça serait difficile de pouvoir assurer l'autosuffisance, mas s'il y avait beaucoup plus de monde qui le faisait ça serait possible, c'est l'avenir l'agro écologie. ».

Anne, stagiaire en danse africaine : « Je trouve que la visite a été très intéressante, très enrichissante et Mme SANKARAa une façon d'expliquer les choses qui permet à tout le monde de comprendre rapidement et efficacement le message qu'elle veut transmettre. La ferme est bien tenue, elle demande beaucoup de travail, mais fonctionne. C'est aussi un havre de paix, de repos. On a traversé ici des paysages assez arides, désertiques, on est allé juste à côté où il y avait des enfants qui ne savaient pas où se mettre parce que y avait pas d'arbres, il y avait aucune ombre et ici on est bien, il y a un petit vent, desfeuillages un peu partout, ici c'est la vie. La souveraineté alimentaire est quelque chose qui nous parle à tous, puisqu'on épuise les sols, les ressources qui ne se renouvellent pas, et il fautaussi travailler avec des entreprises qui prennent en compte l'agro écologie. La souveraineté alimentaire, c'est quelque chose qu'il faut absolument développer etc'est incroyable qu'au 21e siècle il y ait des gens qui meurent de faim. On a assez de richesse, la planète est faite pour tous les hommes, tous les êtres vivants et il faut absolument qu'on arrive à mieux répartir les choses, qu'on arrive à faire un partage des ressources naturelles. On n'a pas besoin de manger plus que ceux dont on a besoin, pas besoin d'aller chercher des produits qui ne sont pas adaptés à notre environnement, alors qu'on peut trouver de bonnes choses sur place. On a même mangé un repas excellent et avec uniquement des produits d'ici. On est pleinement satisfait de la visite et si on a l'occasion de revenir, on en parlera autour de nous, il faut que ce genre d'initiative en agro écologie se développe, se raffermisse et que les gens d'ici s'approprient ce projet, leur terre en tout ».

Allaoui : « Mme SANKARA, Coordonnatrice est vraiment engagée et ne baisse pas les bras face à des montagnes. Son témoignage nous a marqué, quand elle a commencé le projet au début personne n'y croyait à part elle, mais aujourd'hui on peut voir le travail qui a été fait. C'est super intéressant et on espère vraimentque vous allez réussir à avoir autant de monde qui va adhérer à ce projet, qui va arriver à faire vivre, à faire connaitre les produits du Burkina Faso. Pour la souveraineté alimentaire, je trouve que c'est bien, j'avais glissé quelques mots à Mme SANKARA quand on s'est rencontré en France et moi aussi je fais partie d'une association qui s'appelle Citoyens Solidaires. Nous organisons chaque année en septembre un repas qui s'appelle « Le repas solidaire ». C'est pour la souveraineté alimentaire dans tous les pays du monde, il y a pas mal de pays africains qui y participent et je voulais lui proposer de s'associer à ce projet pour poursuivre les idées sur la souveraineté alimentaire. J'ai été séduit par la visite, je ne suis pas du milieu agricole mais j'ai eu l'impression de revenir aux choses essentielles comme le disaitMme SANKARA, il faut revenir à la terre mère, c'est elle qui nous donne à manger, qui nous donne tous. J'aimerais bien aller poursuivre en France quelques idées que vous m'avez montrées ici comme les planches hors sol dans les sacs, qui nous permet d'avoir quelques légumes chez soi, même quand on n'a pas assez d'espace. J'ai appris tellement de techniques,des idées et je pense que je vais les reprendre pour revenir aux choses essentielles. C'est à petit pas qu'on arrivera à convaincre ceux quin'ont toujours pas confiance aux produits locaux ».

Fait à Ouagadougou le 11 03 2020

COMPAORE Abdoul Bassirou, Stagiaire 

Des élèves du Collège Kos-yam de Roumtenga visite...
 

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Invité
mardi 28 mai 2024

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